[SCENARIO Clip Vidéo] Movaizhaleine et “La Communauté De La Harpe”

 

Movaizhaleine_La Communauté de la harpe

Une matinée d’Octobre 2007, j’écrivais ce synopsis à destination de l’un des plus célèbre groupe de rap gabonais: Movaizhaleine du label Zorbam Production. Histoire d’une quête spirituelle…

SYNOPSIS

Le jour se lève sur Libreville. On peut voir les vagues caresser les plages. Les feuilles frémissent sous le vent frais du matin. La ville est encore endormie. Sur les toits, un homme, vêtu et maquillé dans un style traditionnel est assis, prés du vide. Au bout d’une main, il tient une harpe. Il fixe le ciel comme s’il recevait un message inaudible, transmis dans la caresse du vent. Il acquiesce de la tête, serein, et commence à jouer de sa harpe.

L’air de harpe s’échappe du corps de l’instrument pour s’envoler sur la ville. Dans une chambre à la lumière tamisée, un radio-réveil s’allume. Il est 6h30. L’appareil est branché sur une station de radio depuis laquelle l’animateur radio Patrick Nguéma Ndong diffuse un message sur la Communauté de la Harpe. Lord Ekomy Ndong se réveille doucement. Au delà du son de la radio, il semble percevoir les ondes musicales de la harpe que l’on entend encore doucement.  Il se lève, intrigué par l’appel de la mélodie traditionnelle. Il se prépare brièvement et sort de chez lui.

Arrivé dans la rue, il débute son play-back tandis que les mélodies redoublent d’intensité. Elles l’appellent et il ne peut résister à ces dernières. Il cherche au travers des allées, chemins et recoins de la ville d’où proviennent ces notes envoûtantes. Le harpiste mystérieux est présent, mais invisible au yeux du rappeur concentré et curieux.

L’on découvre au même moment, le même harpiste dans la foret. Il joue de la harpe et sa position rappelle à s’y méprendre celle qu’il a dans les rues. L’on comprend qu’il s’est dédoublé, et que sa présence citadine n’est qu’un reflet de sa présence physique dans la foret. Des scènes de danses traditionnelles entrecoupées de la quête de l’artiste, en ville, nous dévoile un monde opposé, différent et vivant. Un monde d’où l’harpiste invite Lord Ekomy Ndong à le rejoindre. La communauté célèbre et attend Movaizhaleine.

Lord Ekomy se saisit de son téléphone pour faire part à Maat de ces “appels” qu’il n’arrive pas à s’expliquer.

Debout sur une colline, Maat Seigneur Lion a une vue magnifique sur la détresse des tapantes. Il fixe l’horizon, interrogatif sans être inquiet. Maat décroche alors son portable et entend le rap de son frère d’armes à l’autre bout du fil. D’un coup, au coin d’une rue, Lord Ekomy Ndong se retrouve face à face avec ce musicien inconnu. L’harpiste pose très lentement sa main sur l’épaule de l’artiste et le fait disparaître. Maat entend à ce moment des fritures sur la ligne. Le mystère s’intensifie. Au fond d’une foret sombre et profonde, Lord Ekomy Ndong apparaît comme par magie… Il est en tenue traditionnelle, porte des colliers de koris et un simple pagne habille sa taille. Sur son torse nu se croisent deux nattes de raphias. La forêt est plongée dans la nuit et les reflets de la pleine lune traverse la conopée.

Maat reçoit de plus en plus mal la voix de son ami. Alors que le Seigneur Lion parcourt le ghetto, Lord se retrouve dans un monde naturel. Il se sent bien, habité d’une force qu’il découvre mais à laquelle il aspirait. Tous ses mouvement sont ralentis, il semble être devenu un autre homme, côté d’une puissance surnaturelle.. Il serre le poing en le lèvant lentement vers son regard. On sent ses muscles se tendrent. On devine une puissance certaine. Tel l’épervier, il relève le visage, au ralenti, et fixe un coin de la foret. Sa vision ultra développée file alors entre les feuillages, les plaines, les collines pour arriver à une clairière. Sa vue ne connaît plus de limite. Il aperçoit l’endroit d’où se jouent les notes de musique. C’est là que célèbre, le reste de la communauté de la harpe. Alors qu’il s’approprie ses nouvelles facultés, Matt, de son côté, recommence à entendre de très très très loin le chant de son frère. Lord Ekomy commence alors sa marche pour rejoindre les siens.

Après avoir parcouru plusieurs couloirs lugubres du mapane, Matt tombe lui aussi nez à nez avec le harpiste. Ce dernier, d’un simple regard envoie le rappeur dans l’autre monde. Tout comme son prédécesseur dans cet univers nouveau, Maat reçoit ses nouveaux pouvoirs. Une puissance sans limite l’envahit lentement tandis qu’il lève les bras et les yeux au ciel. Il paraît recevoir ce flux d’énergie directement des cieux… Et d’un coup, il gonfle ses poumons et rugit avec une force telle que ce cri remplit toute la foret jusqu’à la petite communauté. La musique s’arrête net et on entend dans la nuit, les cris d’autres animaux, en réponse à leur roi. D’abord surpris, les membres de la communauté de la Harpe se réjouissent vite de la présence du Seigneur Lion parmis eux. La musique reprend alors. Maat chante en marchant dans la foret en direction de la clairière.

Ils arrivent enfin tous deux à la clairière où les accueillent leurs frères et soeurs. Tandis que l’on s’approche avec eux de cette réunion mystérieuse. Deux hommes, protecteurs du secret s’interposent devant nous.

Un message apparaît à l’écran. C’est un avertissement assurant de la force de Movaizhaleine, au-delà des évènements et du temps. Le logo de Movaizaleine apparaît…

FIN

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